Prépas littéraires

Ornella B.,

Bonjour à tous ! Je vais vous raconter mon expérience de la prépa et ce qui l’a suivie.

Commençons par le commencement, quand j’étais à votre place sur les bancs du lycée. J’ai fait un bac L avec l’idée de passer le concours commun des IEP en terminale. L’hypokhâgne n’était pour moi qu’une roue de secours.

Evidemment, j’ai lamentablement raté le concours, et j’ai été acceptée ici, à Cézanne. Je me suis donc rassurée en me disant que mes rêves de journalisme n’étaient pas encore tout à fait perdus, et je me suis mis en tête de repasser le concours pendant ma première année.

C’est à cette période-là que les choses ont commencé à remuer dans ma tête. Au fur et à mesure que j’apprenais de nouvelles choses en prépa (car ne vous faites pas d’illusion, les matières sont les mêmes qu’au lycée mais les approches et les contenus méconnaissables) et que je découvrais toutes les opportunités de la BEL, je me disais qu’il y avait peut-être bien mieux à faire que du journalisme.

Un jour, on m’a notamment parlé des écoles de commerce. Au lycée, j’avais de gros a priori sur ces écoles. Pour moi, on n’y allait que pour monter sa boîte ou travailler dans la finance. Mais j’ai rapidement appris qu’elles pouvaient nous former pour travailler dans des milieux culturels : des musées, des maisons d’édition, la musique… On nous a aussi parlé de passerelles très avantageuses pour présenter ces concours qui ne font partie qu’à moitié de la BEL, car il y a des épreuves supplémentaires.

J’ai décidé de tenter ma chance. En khâgne, j’avais 2h de préparation aux épreuves spécifiques par semaine, tant à l’écrit qu’à l’oral. Le reste des épreuves se fondait sur nos programmes pour l’ENS. Entre temps, j’ai eu le temps de développer une grosse passion pour l’opéra. Mon projet était tout tracé : je voulais travailler près d’artistes lyriques.

En juin, j’ai eu la belle surprise d’être admissible dans toutes les écoles que j’avais demandées, écoles de commerce, mais aussi ENS. J’avoue avoir douté quelques jours sur mon choix final en cas de double-admission après les oraux, mais aussi avoir tellement bâclé mes oraux à l’ENS tant mon idée de travailler dans un opéra me plaisait, que je n’ai pas fait face à ce dilemme.

J’ai donc eu mon choix numéro un : l’em lyon, 4e au classement national.

Là-bas j’ai découvert beaucoup de matières : la recherche en sciences sociales, l’élaboration de business plans, le marketing, le droit, l’économie, et même les statistiques… L’école propose des remises à niveau en mathématiques pour que les khâgneux puissent suivre plus facilement et mieux s’intégrer. Je n’ai eu aucun problème et ai validé ma première année haut la main, tout en m’investissant dans la toute jeune association littéraire de l’école, dont je suis aujourd’hui vice- présidente jusqu’en décembre 2020.

La période du premier stage à l’international a fini par arriver, et j’ai eu la chance de trouver une place exactement où je voulais : en Italie, dans un opéra. Pendant six mois, j’ai été l’assistante de la responsable administrative du programme jeunes artistes de l’opéra de Rome. J’ai aidé à faire la paperasse, mais mes tâches consistaient surtout en de la communication, en collaboration avec le service communication de l’opéra, et de l’événementiel. Nous avons organisé plusieurs concerts et auditions pour nos jeunes artistes et leurs remplaçants lors de la nouvelle saison. A chaque fois, bien sûr, j’avais le privilège d’y assister !

Aujourd’hui, j’hésite à continuer mes stages et ma future recherche d’emploi sur des postes similaires, qui me permettront de côtoyer en permanence des artistes, ou à m’orienter sur des

postes plus administratifs (marketing ou communication pour un opéra), voire à tenter différentes structures, comme des agences artistiques. Je verrai bien ce que l’avenir me réserve.

En attendant, je vous souhaite à tous de réussir dans vos projets, quels qu’ils soient, avec ou sans la prépa, et j’espère que ce petit témoignage vous inspirera.

Alice P., Hypokhâgne-Khâgne spécialité espagnol (2013-2015)

Mon expérience au lycée Paul Cézanne peut se résumer en une phrase. J’ai suivi une CPGE A/L extrêmement enrichissante et formatrice, dispensée par une équipe enseignante dynamique et impliquée, dans un cadre agréable! Egalement pensionnaire de l’internat, j’ai adoré l’ambiance de cohésion et de soutien! Durant ces deux années, j’ai beaucoup appris, mais surtout, je me suis épanouie! Suite à la khâgne, j’ai été admise à l’ISMaPP, une école de management public et politique. J’ai pu faire de nombreux stages durant lesquels mes responsables ont toujours apprécié ma rigueur et ma culture générale! Je recommande à tous les lycéens, qui ont envie d’apprendre et qui n’ont pas peur de la rigueur de se lancer dans cette aventure!

 

Sophie B.

Voici déjà 5 ans que j’ai quitté la prépa Cézanne et j’en garde un souvenir impérissable ! Ces deux années m’ont apporté une grande rigueur, persévérance, méthode et de vraies amitiés. La passion de nos professeurs et l’esprit de cohésion dans la classe m’ont appris à constamment me dépasser et à ne jamais baisser les bras, même dans les moments de doute. Je remercie de tout cœur toute l’équipe de Cézanne qui a su nous apporter un soutien continu au cours de ces deux ans.

Après Cézanne, j’ai intégré l’EM Strasbourg, dont je suis diplômée d’un master en Marketing. Aujourd’hui, je vis en Allemagne depuis plus d’un an et j’occupe un poste dans le marketing digital.

Loin de l’image négative des prépas où règnent rivalité et compétition, c’est avant tout une expérience humainement enrichissante que j’ai vécue à Cézanne et j’encourage sincèrement les étudiants à suivre ce parcours qui marquera ensuite leurs vies d’adultes.

Anaïs B

Je suis entrée en prépa car après le bac, je ne savais pas quelle spécialité choisir. Je pensais que la prépa m’aiderait à prendre la bonne décision tout en m’apportant une bonne culture générale grâce à la diversité des enseignements proposés ainsi qu’une méthode de travail efficace.

Je garde de très bons souvenirs des deux années passées au lycée Paul Cézanne. Même si les professeurs étaient très exigeants, ils étaient aussi présents pour nous soutenir dans les moments de découragement et pour nous aider à surmonter nos difficultés.

Après ces deux années, je suis entrée en licence 3 de lettres modernes puis en master recherche dans ce même domaine. Aujourd’hui, je suis en deuxième année de thèse de doctorat en littérature française contemporaine. Les méthodes et compétences acquises durant mes années à Cézanne m’accompagnent dans ce parcours et me permettent de travailler de façon rigoureuse et efficace.

Aurélie B., elève en Hypokhâgne (2014-2015) et Khâgne (2015-2016) au Lycée Cézanne d’Aix-en-Provence

Les deux années passées en CPGE au lycée Cézanne d’Aix-en-Provence ont été une étape cruciale dans ma formation en tant qu’élève mais aussi comme personne. Cette formation est une des plus difficiles sans doute, pour un étudiant qui sort du secondaire, mais aussi et surtout l’une des plus enrichissantes. Les cours furent d’une qualité exceptionnelle, bien évidemment, et l’on remarque une implication sans pareille de la part des professeurs qui nous forment. Une posture on ne peut plus exigeante, mais toujours dans la bienveillance, en nous donnant l’encadrement et les outils pour réussir. C’est sans doute la plus grande différence avec un cursus universitaire « classique » en faculté, où l’on peut en effet se sentir un peu abandonné, livré à soi-même, face à des professeurs qui, en majorité, dispensent leurs cours sans aucun accompagnement supplémentaire.

L’équivalence délivrée à la fin de ces deux années de CPGE m’a permis de m’inscrire en 3ème année de licence LLCER d’espagnol à l’université de Lettres d’Aix-en-Provence l’année dernière. Actuellement en 1ère année de master MEEF à l’École Supérieure du Professorat et de l’Éducation Aix-Marseille (ESPE), je prépare le concours du CAPES (session 2018) pour pouvoir enseigner dans le Secondaire dans un premier temps. Dans ce master, par ailleurs, on ressent une implication supérieure de la part de nos professeurs, car c’est une réelle préparation à un concours. Les enjeux sont de nouveau très importants.

 

Coline G.

Mes deux premières années d’études à Cézanne m’ont fait rendre compte à quel point la pluridisciplinarité était importante.

N’ayant pas toujours eu un idée précise de ce que « je voulais plus tard », c’était très confortable pour moi de repousser l’échéance de la spécialisation en étudiant 6 ou 8 matières en même temps. À tel point que cela m’a poursuivie jusqu’en master, et je ne suis toujours pas vraiment spécialisée aujourd’hui. Je suis maintenant diplômée d’un double master en « European Studies and European project management » des universités de Göttingen en Allemagne et de Groningen aux Pays-Bas. Pendant deux ans j’ai étudié l’histoire de l’Europe et de l’UE et ses relations internationales, au travers d’études culturelles, philosophiques et politiques. L’aspect plus pratique de ma formation m’a enseigné comment gérer un budget, conceptualiser un projet culturel à plusieurs échelles (locale, régionale ou internationale) et le concrétiser.

En termes de capacité de travail, d’organisation et de méthode, les deux ans de prépa m’ont rendue capable de m’adapter à n’importe quel système par la suite. Je suis passée par un an de fac à Lyon, puis un an d’échange aux Etats-Unis pour revenir en Europe faire un master. Dans tous les cas, la charge de travail et les « deadlines » ont été faciles à gérer et à appréhender. Je peux hiérarchiser mes tâches, travailler efficacement et varier les matières.

Aussi, et comme beaucoup d’entre nous, je suis partie à l’étranger peu après la fin de la prépa. Cela rejoint notre facilité d’adaption, je suppose, en plus des deux langues toujours enseignées jusqu’au niveau L2. Mon passage en prépa y est pour beaucoup dans ma sélection pour aller étudier pendant un an à la Nouvelle-Orléans (deux étudiantes sélectionnées pour 120 candidats). Par la suite, je dois avouer qu’il n’est pas toujours facile de traduire deux ans de prépa dans un CV en anglais ou en allemand et encore moins de l’expliquer lors d’un entretien d’embauche…

Enfin, les connaissances apprises en classe me servent aujourd’hui dans mon travail. Depuis septembre 2017 je travaille pour deux projets européens de diplomatie culturelle au Goethe-Institut à Bruxelles. L’UE a depuis 2014 une nouvelle stratégie dans ses relations extérieures et veut mettre l’accent sur la culture et le dialogue entre les Etats-Membres et les pays tiers. Je m’occupe du bon déroulement des projets, de la communication et de l’organisation d’évènements. Par exemple, nous avons organisé un workshop sur les relations culturelles entre l’Europe et la Turquie en novembre dernier. Des hauts représentants de la sphère culturelle turque et des « policy makers » des institutions européennes ainsi que l’ambassadeur de l’UE à Ankara étaient présents. La Turquie était au programme de géographie de mon hypokhâgne et mes connaissances m’ont aidée (même si beaucoup de choses ont changé depuis 2011 entre la Turquie et l’Europe!) pour élaborer le programme du workshop, entre autres

Je ne sais pas si cela sera très approprié pour un témoignage, mais ces deux ans m’ont aussi apporté mes meilleures amies qui ont toutes un parcours aussi différent qu’intéressant. Nous essayons de nous voir le plus souvent possible depuis que nous avons quitté Aix.

Valentina M.

Je m’appelle Valentina, après avoir obtenu un bac L (au Lycée Français Paul Valéry de Cali en Colombie), je suis venue à Aix pour faire deux ans en classe préparatoire littéraire au Lycée Cézanne. J’ai choisi la prépa parce que je ne me sentais pas de faire un choix décisif immédiatement après le bac. Au début, j’avais peur de m’exprimer, mais l’équipe enseignante m’a été d’une très grande aide. L’hypokhâgne a consolidé ma culture générale et m’a apporté une méthode de travail solide. La khâgne est passée plus rapidement parce que l’échéance des concours approche, que la spécialité (espagnol pour moi) est passionnante, et que l’on s’est construit de très fortes amitiés qui nous permettent de tenir le coup dans les moments difficiles. Finalement, je me suis dirigée vers une double Licence 3 en Philosophie et Espagnol. Actuellement je prépare mon Master 1 de Philosophie analytique. Pour résumer, même si c’est parfois dur, mes années prépa sont mes meilleures années étudiantes.

Jean-Philippe M.

La khâgne m’a permis de pleinement découvrir mes limites et mon potentiel de travail. Le cadre y reste unique et sportif, grâce à l’équipe pédagogique qui est d’un soutien exceptionnel. Je n’ai jamais retrouvé ce soutien ensuite quand j’ai préparé l’ENA, ou tous les autres concours administratifs auxquels j’ai candidaté. Par contre, cette formation m’a permis sans peine de cumuler une L3 et une année d’IEP, en gardant l’impression que la charge de travail était réduite.

Après ma khâgne, tout m’a paru accessible voire facile, et en tout cas j’étais prêt aux grandes échéances scolaires et apaisé face à leur issue. C’est donc une excellente préparation aux épreuves futures de la vie, surtout dans la fonction publique.

Dix ans après, dans la vie professionnelle, je reste à la recherche de cette ambiance de travail, de progrès et de transversalité. Faute de le retrouver, je pense que j’ai vécu un moment privilégié, unique, qui porte l’esprit au plus haut et l’humain vers ce qu’il fait de mieux.

Lola J.

Après deux années en classes préparatoires littéraires au lycée Paul Cézanne, j’ai pu intégrer Sciences Po Aix, sur dossier, grâce à une convention entre l’IEP et le lycée Cézanne. J’ai découvert New York au cours de ma troisième année d’études, lors d’un stage dans un théâtre de Manhattan. J’ai ensuite terminé mes études sur Paris, par un master en Journalisme Culturel à Paris 3 et un master d’Histoire à l’EHESS. Je suis maintenant doctorante à l’université d’Aix-Marseille et je rédige des chroniques littéraires pour le site internet de l’éléphant – la revue de culture générale.

 

Colette G.

J’ai intégré Audencia grâce au concours de la BCE. Avant même de partir en stage, j’ai découvert une vie très dynamique à l’école, entre engagements associatifs, activités sportives, conférences, etc. J’ai choisi de me spécialiser en Finance, et ai réalisé des stages divers dans ce domaine: 6 mois à Yves Rocher en contrôle de gestion, puis 6 mois en analyse financière chez Showroomprivé.com, et 6 mois de stage de fin d’études en audit à KPMG. J’ai eu la chance de faire également un stage, puis un semestre d’études en Colombie. 

Après avoir reçu mon diplôme en juillet 2017, j’ai travaillé 6 mois en conseil en Banques et Assurances chez Wavestone, à Paris, mais l’Amérique du Sud me manquait vraiment. Je viens donc d’accepter un VIE chez Carrefour au Brésil, à Sao Paulo, je commence début mai [2018].

Audencia, et les écoles de commerce en général nous offrent un parcours très professionnalisant et international, cependant le contenu « intellectuel » des cours est forcément décevant après la prépa, surtout littéraire. Je revois régulièrement [des amies qui étaient avec moi en cours], nous sommes toutes nostalgiques de cette époque et personnellement j’en retiens surtout une culture générale très riche, une capacité de travail accrue et une vraie formation à l’esprit critique.